Activité du jour…

77A4AC08-A214-4F5E-94FE-FE32E4B1C200Découper et nommer chaque lettre, puis les replacer au bon endroit en fonction du modèle. Lilas a recomposé quatre mots sans se tromper, pendant 1h15!

 

 

 

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Sa « non-rentrée » 2018-2019…

Lundi, le 3 Septembre, beaucoup d’enfants ont fait leur rentrée scolaire. La première pour certains. Lilas, 3 ans et demi, n’en faisait pas partie.

Comme c’était prévu (et déjà commencé en fait), nous ne l’avons pas inscrite pour l’instruire en famille.

Alors pour Lilas, lundi a probablement été une journée comme les autres, ponctuée de sortie au parc, de jeux, d’apprentissages, de lectures avec Maman. Mais de mon côté, je me suis à la fois sentie fière, bizarre, et libre. Fière d’avoir pris cette décision, bizarre de ne pas être dans le même moule que les autres, et libre…Libre de mener notre journée comme on veut, de ne pas être forcée à suivre un rythme, de faire ce que Lilas avait envie, même si ce n’est pas apprendre l’alphabet ou les chiffres.

J’ai pas mal douté au fil des mois, de ma capacité à instruire Lilas à la maison, de la fameuse socialisation dont on me parle si souvent, avec son Papa, on a même hésité à l’inscrire en fin d’année. Mais j’ai tenu bon, j’ai repensé à ce pourquoi on a pris cette décision il y a plus d’un An, à ce qu’on voulait apporter à notre fille en agissant ainsi, et on a soutenu notre choix.  Auprès des autres, évidemment, parce que c’est aussi une des raisons qui m’a fait douter, et dans nos têtes. 

On va profiter de cette année, parce quelqu’en soit le bilan, on aura été content de passer le cap!

 

 

IEF : C’est parti!

Ça fait des mois que je n’ai pas écrit ici, sûrement parce que je sais que je ne suis peu/pas lue. Mais je voulais quand même aborder un sujet important, choix que nous avons fait il y a quelques mois : l’Instruction En Famille.

Pour Lilas, qui a eu trois ans en Mars, nous avons décidé, son Papa et moi (même si c’est moi qui y croyait dur comme fer à la base!), de ne pas la scolariser en Septembre prochain. Ça sera donc moi qui m’occuperai de ses apprentissages.

L’idée a germé au fil du temps, de mes lectures, et des informations que j’ai pu récolter. Comme beaucoup, j’ai longtemps pensé que l’école était obligatoire à six ans, et qu’a trois ans il était logique de scolariser son enfant. Puis, j’ai entendu parler d’IEF, d’école à la maison, et de unschooling. J’ai appris qu’en fait, c’est l’instruction qui est obligatoire à six ans, mais que cette dernière peut très bien se faire à la maison, par les parents.

Là, les hésitations se sont estompées, le projet s’est dessiné : on fera l’école à la maison dès la rentrée! Pas sans angoisses, je dois le dire. C’est une sacrée responsabilité qui pèse sur mes épaules. Parce que, même si on ne prépare pas les enfants pour l’ENA en maternelle, ce sont malgré tout des années importantes. Mais je m’en sens capable, du moins pour les premières années. A partir de six ans, je passerai probablement le relais. Je ne pense pas être en capacité d’aller au-delà.

Qu’est-ce qui a motivé mon choix?

Plusieurs choses. D’abord, le fait qu’on va simplement continuer ce qu’on a mis en place jusqu’à présent avec Lilas. Elle n’est pas en retard dans ses apprentissages, et finalement, cette année sera la suite logique des précédentes, sans prises de tête (enfin je vais essayer!)

Aller à son rythme. Je ne blâme pas les instits, ni les professionnels de la petite enfance (loin de là, surtout que j’ai travaillé en crèche et que je sais qu’ils font au mieux!). Mais clairement, un instit +une ATSEM pour 25-30 gamins, c’est compliqué! Comment peuvent-ils faire de l’individuel? Comment aller au rythme de chacun dans ces conditions? Honnêtement, je ne vois pas. Je ne remplacerai jamais un professeur, je ne suis pas diplômée, ce n’est pas mon métier. Mais seule avec ma fille, en prenant le temps, en alliant le jeu aux apprentissages fondamentaux, en respectant ses besoins, je pense que je pourrai l’accompagner et nourrir sa soif d’apprendre.

La violence dans les écoles…Là, y’en qui vont avoir envie de s’arracher les cheveux, et pourtant, je pèse mes mots. Les enfants sont de plus en plus agressifs, ils parlent mal, même à trois ans, ils sont méchants entre eux, cruels. Alors évidemment je ne vais pas enfermer Lilas dans une bulle jusqu’à sa majorité, en lui faisant croire que le monde est rose bonbon et mignon comme celui des Bisounours. Je pense juste qu’on peut l’aider à s’armer contre le monde (oui, même à trois ans!), que la sécurité affective qu’on lui offre, nous, parents, contribuera à sa construction et à son épanouissement.

Et bien sûr, la possibilité de pouvoir le faire. Je suis bien consciente qu’en ne travaillant pas, c’est faisable. On a décidé avant même que Lilas naisse que ça serait moi qui me consacrerai à son éducation, parce que financièrement c’était possible. Il y a des familles pour qui l’école Est une nécessité, qui ont besoin de deux salaires pour pouvoir boucler leurs fins de mois sans trop tirer la langue (et encore…)

Les questions et inquiétudes qui reviennent quand j’explique notre choix de faire l’IEF :

– la socialisation

Alors si tu te poses la question toi aussi, sache que l’école à la maison n’est pas destinée à rendre les enfants sauvages ou à les faire vivre dans une grotte, loin de là ! Bien souvent, ce sont des enfants curieux, intéressés par un tas de choses, qui vont facilement vers les autres. Ici, Lilas était il y a encore deux mois assez timide, elle se mettait très peu en relation avec les enfants de son âge, avait limite peur quand un copain s’approchait Pour faire du toboggan ou juste pour lui parler, même les enfants de nos amis qu’elle connaît un peu (c’est Le souci quand on vit loin…). Puis ça a évolué petit à petit, on ne l’a pas forcée à jouer avec les camarades du parc, ni les autres d’ailleurs. On lui a proposé et on a respecté son choix de rester avec nous plutôt que d’aller avec ses pairs. Et tout doucement, c’est elle qui en a éprouvé le besoin, et c’est Un plaisir de la voir faire maintenant! Puis elle va au jardin d’enfants 2-3 heures par semaine depuis peu, et on va ensemble au lieu d’accueil enfants parents chaque vendredi. Je reste convaincue que la socialisation ne se fait pas juste dans une classe avec des enfants du même âge, mais à la boulangerie, au supermarché, au parc, dans la rue, partout en fait.

– « faut la lâcher un peu, la laisser vivre! »

Je ne m’étendrai Pas sur ce point vu que le pavé que j’ai déjà écrit au-dessus y répond pas trop mal…

– « mais vous êtes instit? Non parce que faire l’école c’est pas rien »

C’est vrai, et encore une fois je ne prétends pas remplacer qui que ce soit. Je pense juste qu’en temps que Maman, je suis capable de faire de mon mieux, et qu’il n’y a pas de raisons que ça ne fonctionne pas!

Comment je vais m’y prendre?

En fait, on a déjà commencé depuis presque un mois. J’avais commandé à la librairie un cahier d’exercices Boscher pour la toute petite section. A peine récupéré, Lilas a voulu le faire…et l’a terminé en deux jours! Depuis, on en a pris d’autres de toute petite et petite section, puis j’ai fait un classeur avec des exercices aussi pour varier un peu. Pour l’instant ce qu’elle préfère, ce sont ceux avec des gommettes, qu’importe la consigne : coller le bon nombre d’autocollants (dénombrement), coller les lettres au bon endroit pour écrire le même mot que sur le modèle, habiller les enfants selon la saison représentée…Elle fait un peu de tracés aussi (graphisme), de coloriage, de reconnaissance de formes, de lettres…Mais Là aussi, je vais à son rythme et n’insiste pas si elle en a marre, c’est La liberté que permet l’IEF!

Jusqu’à Quand je compte l’instruire À la maison?

J’aimerais jusqu’à ses six ans, mais tout dépendra de comment ça se déroule.

 

Voilà, j’espère que ça t’aura intéressé(e) et Éclairé(e) sur le sujet. N’hésite Pas à me dire ce que tu en penses, ou si tu as des questions…

 

Le sommeil de ma fille?! Euh…comment dire?

(C’est un article que j’ai commencé il y a plusieurs mois, les choses ont évolué au fil du temps)

Je voulais écrire un article sur le sommeil depuis longtemps, parce que c’est particulièrement complexe et que je ne sais plus quoi faire.

Faut être honnête, depuis la naissance de Lilas, on galère à ce niveau là. Bon, j’ai dû accoucher en urgence, nous avons été séparées tout de suite et pour plusieurs jours, c’est quand même dur pour un Bébé. Alors forcément, quand nous sommes retournées dans la maternité où j’avais accouché, après plusieurs jours dans un autre établissement, elle a eu besoin de moi, physiquement. Elle pleurait beaucoup la nuit et ne se calmait qu’à mon contact. Elle dormait sur moi entre deux biberons, nous permettant à l’une comme à l’autre de récupérer un peu.

Quand nous sommes rentrées chez nous, qui était un nouveau cocon que je n’avais encore jamais vu (Monsieur Râleur a été extraordinaire pour s’occuper de nous le trouver), c’était mitigé. Lilas dormait bien la journée, souvent dans son berceau, et un peu contre moi. Le soir et la nuit, elle pleurait beaucoup, et moi, je me sentais épuisée et désemparée…

Puis vers ses cinq mois, on a cru qu’elle faisait ses nuits. Ca a duré une semaine.

Après ça et jusqu’à maintenant, le sommeil de notre fille n’est qu’une succession de phases qui durent plus ou moins longtemps. Enfin, clairement, c’est surtout l’anarchie!

Il y a eu la période où on la berçait jusqu’à ce qu’elle s’endorme, en tentant de la poser dans son lit (combien de fois elle s’est réveillée pile à ce moment-là…nooooooon!). Celle où on la couchait dans son lit après le rituel du soir, et où son petit au revoir de la main nous faisait fondre. Celle où on se couchait sur un matelas au sol à côté d’elle, et où on quittait la chambre quand elle avait trouvé les bras de Morphée. Une variante, celle qui est toujours d’actualité, et qui consiste à la coucher, à faire semblant de dormir jusqu’à ce qu’elle dorme vraiment, en quittant la chambre sur la pointe des pieds.

Là, c’est raconté simplement. En vrai, ça l’est beaucoup moins. En vrai, je n’en peux plus. Je suis épuisée. Fatiguée de devoir parfois y passer plus de deux heures et de constater que, même crevée, à 23h30 elle ne dort toujours pas. Fatiguée de devoir passer mes soirées au lit sans pouvoir dormir, sacrifiant mes repas ou les rares moments en amoureux.

Puis il y a les « bons conseils ». Ceux de l’entourage, des médecins, de la boulangère…Bizarrement, ce que j’entendais n’était pas ce que j’avais envie de faire, pas ce que je ressentais au fond de moi. Là, commence une lutte permanente entre toi et les autres, où tu cherches à te justifier, où parfois tu cèdes et finis par les écouter, où d’autres fois tu tiens bon, mais où finalement, tu es paumé, et pas plus avancé !

A l’heure où j’écris, presque minuit, Lilas dort près de moi, paisiblement, dans notre lit. La solution que nous avons choisie depuis des mois, qui est encore plus efficace depuis notre déménagement dans la région lyonnaise en Mai dernier : le cododo. Le vrai de vrai, on reste Avec elle jusqu’à ce qu’elle s’endorme (c’est déjà 22h30 la plupart du temps parce que rien n’y fait, impossible de l’endormir avant), on quitte la chambre pour passer un peu de temps « tranquille », et on revient se coucher dans notre lit ou Mini Princesse nous attend (et prend toute la place!), plongée dans un profond sommeil.

J’ai lutté pendant des mois, écoutant tous les sons de cloches que je pouvais, désespérée. Et un jour, j’ai lâché prise. Ma fille était angoissée quand on la laissait, ou quand elle se rendait compte qu’on avait quitté sa chambre. Des crises parfois impressionnantes survenaient dans la soirée et la nuit, entretenant son angoisse, et évidemment la mienne. Alors après deux ou trois essais de « dodo dans sa chambre », Avec Monsieur Râleur, on a décidé qu’elle resterait dans la notre tant qu’elle en aurait besoin.

Je me suis simplement écoutée! C’est bête à dire, mais je suis allée chercher pendant des mois les solutions auprès des autres, alors que la solution, la notre, nous la détenions tous les trois, en famille.

Depuis, le sommeil de Lilas est bien plus serein. Elle fait des nuits complètes. On la sent apaisée, elle ne hurle plus en me cherchant le matin quand elle ne me voit pas dans le lit. Elle a confiance en nous et sait qu’on ne l’abandonnera pas.

Maintenant, je sais qu’à l’avenir j’écouterai plus souvent mon cœur de Maman!

 

Lettres (script) rugueuses

Connues dans la pédagogie Montessori,  ces lettres, que j’ai décidé de fabriquer il y a déjà plusieurs mois, sont utilisées pour l’apprentissage de l’alphabet. A dire vrai, je ne me suis pas assez penchée sur le sujet, et je sais pas de quelle façon les utiliser, et comment nous nous en servirons. En tous cas, ces cartes m’ont plu et je les proposerai à Lilas quand elle manifestera de l’intérêt pour cet apprentissage (on a encore le temps hein! Mais elle aime déjà les manipuler)

Voici les étapes de la réalisation des cartes avec lettres rugueuses (ma façon de les faire n’est pas parfaite, elle est surtout très personnelle, des modifications peuvent évidemment y être apportées 🙂 :

– réaliser les lettres à l’envers sur du papier à poncer qui a un grain très fin (Le but n’est pas de limer les doigts du tout-petit !) (moi, un peu maso, je les ai faites à la main, alors que des patrons sont disponibles sur le Net!)

– découper les lettres

– découper des plaques de cartons, si possible de la même taille (tu remarqueras que j’ai un souci avec la notion de dimension !)

– découper des feuilles de couleurs (ou pas) de la même dimension que les plaques de cartons (on peut faire une couleur pour les consonnes, une autre pour les voyelles)

– coller les feuilles sur les cartons

– plastifier les cartes à l’aide de recouvre-livre adhésif

– coller avec de la glue chacune des lettres sur sa plaque

Et c’est fini! Bon, dit comme ça, ça a l’air super rapide, en fait c’est loooooong! Mais  quelle satisfaction quand c’est fini 🙂

Résultat :

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Et si on faisait de la peinture?

En cette fin de journée, quand les températures sont redescendues, j’ai proposé à Lilas de faire de la peinture dehors. Son support? Un grand carton rescapé de l’achat du canapé! Ses outils? Des pinceaux, des rouleaux, et surtout, son corps! Les limites, les seules d’ailleurs : rester dans le carton et ne pas mettre la peinture à la bouche (bon elle a essayé mais sans vouloir la manger, juste pour tester!)

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À 28 mois, elle adore ça! Enfin, depuis un moment déjà, même si son activité favorite depuis des semaines, ce sont les Legos Duplo (elle peut y passer des heures!)

Elle s’est éclatée pendant 45 Minutes, moi j’ai lâché prise sur le nettoyage. Une bonne douche et ma Poupée était comme neuve 🙂