Les « bons conseils »…

Vaut mieux le savoir d’avance, dès la grossesse, tu reçois des conseils en pagaille. Qu’ils viennent de la belle-famille, de ta meilleure amie, du voisin, de ta Maman, ou de la coiffeuse, tu sais que tu n’y échapperas pas. A la base, rien de méchant, sauf que les « bons conseils », sont surtout propres à chacun, et ne sont pas toujours les bienvenus.

« Laisse la pleurer! Si elle n’a rien de grave ça peut pas lui faire de mal. Faut qu’elle comprenne! »

« T’es trop avec elle, tu devrais la faire garder. »

« Ah, tu l’allaites pas…Pourtant c’est mieux pour les Bébés. »

« Elle est trop gâtée, tu devrais moins la porter/lui acheter de jouets/la prendre dans son lit… »

« Faut être ferme, lui montrer qui commande, qui as de l’autorité. »

« Tu lui fais des purées/compotes bio, ouais…Ca prend du temps, puis Bledi** c’est bien aussi. »

« Ca c’est un caprice, et Maman cède. »

J’en passe, Lilas n’a pas encore un an et je bous déjà comme une cocotte minute! Faut prendre sur soi pour pas te brouiller avec tout le monde, mais t’es obligé de remettre les gens à leur place, c’est quand même toi le parent! Tact et diplomatie, ben des fois c’est franchement difficile!

C’est pas fait en mal et parfois même certains pensent avoir raison. D’ailleurs, je ne suis pas la mère modèle, c’est évident, un point de vue extérieur est bon à prendre, ça permet de prendre du recul, de réfléchir. Sauf  qu’il y a trop de conseils, trop de phrases assassines qui te font culpabiliser et te dire que tu n’agis pas comme il le faudrait. Au bout du compte, ça devient exaspérant. Tu prends tout comme une critique et monte sur tes grands chevaux à la moindre parole. Mais bon, c’est un package, ça fait partie du lot alors j’écoute attentivement les conseils de Tatie Madeleine et fais comme je le sens 🙂

 

Et toi, tu les entends ces phrases ou ces conseils?

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Celle qui pourrit mon quotidien de Maman…

Celle à qui je consacre un article entier tellement elle m’empoisonne la vie.

Celle que je n’aurais jamais cru si puissante, si harassante.

Celle dont on entend parler avant d’avoir un enfant, mais sans savoir à qui on à affaire.

Elle? C’est la fatigue.

Cet état d’épuisement quasi permanent dans lequel je me trouve (pas seulement moi hein, Monsieur Râleur et plein d’autres Parents aussi).

Avoir la sensation d’être un zombie en permanence, de passer en mode « pilote automatique » arrivée une certaine heure.

Être tout le temps à fleur de peau, et finir par m’énerver après Monsieur Râleur parce que le biberon du goûter n’a pas été lavé ou parce que la vaisselle n’a pas été faite.

Éclater en sanglots, Lilas à bras qui ne veut pas dormir, qui me regarde, et moi qui me déteste de lui montrer cette facette de sa Maman.

Recoucher Lilas la nuit/après son biberon du matin en priant pour qu’elle se rendorme tellement mes yeux me font mal.

Douter de l’envie d’avoir un deuxième enfant.

Ne pas réussir à me décoller du lit alors que ma fille me réclame.

Avoir envie de m’enfermer dans une bulle, seule.

Bref, la fatigue me bouffe, grignote des morceaux de bonheur bien trop précieux, me fait mal depuis presque un an. Je ne pensais pas qu’elle serait si intense, mais elle n’aura pas raison de moi…

 

Et toi, la fatigue prend quelle place dans ton quotidien?

 

Mon gynéco, ce héros!

Bizarre ce titre hein? La nana voue un culte à celui qui la reçoit spéculum à la main et pour qui elle doit avoir les cuisses écartées! Non, je n’irai pas jusque là, mais quand même, mon gynéco est vraiment quelqu’un d’extra.

Quand j’ai appris ma grossesse, un rendez-vous était programmé avec son prédécesseur pour une visite de contrôle banale. J’étais angoissée, j’avais peur de perdre mon Bébé. Alors je lui ai posé des questions, et j’ai vu que ça l’a rapidement agacé. Il a dit à Monsieur Râleur : « Pfff mais pourquoi elle est aussi stressée? » Et à moi :  « Arrêtez de vous poser autant de questions, on s’en fout de ça! » Sur un ton assez ferme. Bon, niveau écoute et empathie on repassera (faut dire que le Monsieur en question partait à la retraite deux jours après et savait qu’il ne me reverrait jamais…)

Avant de partir, il m’a dit de prendre rendez-vous avec le médecin qui le remplacerait. Ce que j’ai fait, vu qu’il exerçait aussi à la clinique où je voulais accoucher.

Quand il m’a reçue, je me suis rapidement sentie à l’aise et le futur Papa aussi. C’était souvent vite bouclé, une écho, un examen, tout va bien, Merci Au revoir M’sieurs Dames. Mais au moins il répondait à mes questions et je savais ce que je voulais savoir. Le jour où mon état et celui de Lilas ont commencé à se détériorer (il y a eu d’autres soucis pendant ma grossesse), il nous a expliqué les choses, et m’a hospitalisée. Il me savait particulièrement angoissée et m’a rassurée sans me mentir. Il était franc mais pas désagréable. Et ça, on a apprécié avec Monsieur Râleur.

Après la visite de contrôle, qui se révélait être la dernière, la veille de l’accouchement, il nous a dit qu’il ferait probablement une césarienne le lendemain, le Bébé étant en danger. Il a pris la meilleure décision qui soit. Lilas avait le cordon autour du cou et peu de liquide amniotique dans lequel elle pouvait vivre. Il l’a sortie en urgence, et c’était le bon moment. On a vraiment failli la perdre…

Je ne saute pas de joie et ne fais pas de danse de la vénération quand je le vois, mais je n’oublierai jamais que j’ai eu de la chance de tomber sur un médecin comme ça!

 

Et pour toi, ça s’est passé comment avec le corps médical?

 

Oui, être Maman au foyer, c’est un travail!

Quand on s’apprête à devenir parents, avec le Papa se pose souvent la question de qui va garder Bébé. Comme je ne travaillais pas quand je suis tombée enceinte, il était sûr que je m’occuperai de notre fille au moins les premiers mois (à la base, je voulais retravailler rapidement).

Avec la prématurité de Lilas et ses antécédents au niveau pulmonaire, la pédiatre nous a expliqué que c’était mieux pour elle que je ne la mette pas en collectivité. Lilas éviterait ainsi les microbes en tous genres de la crèche. On pouvait aussi le faire, financièrement j’entends. 

Donc depuis sa naissance, je m’occupe de notre puce du mieux que je peux. Je ne lui consacre pas autant de temps que je voudrais, toujours rattrapée par le linge à laver, le ménage ou la vaisselle à faire. Mais je la câline, lui donne de l’attention, lui fais des tonnes de bisous, lui dis que je l’aime (ça la fait beaucoup rire!). Je me lève la nuit pour la rassurer quand c’est nécessaire. Je fais ses plats et ses desserts, joue avec elle, la baigne, la soigne, je veille à ce qu’elle ne manque de rien.

Bref, c’est mon enfant, mon bonheur, ma joie de vivre. Je culpabilise de ne pas pouvoir faire plus. Mais au fond, je sais que je suis une bonne Maman, pas parfaite, juste bonne.

Le souci, c’est que je ne me sens pas légitime. Papa Râleur travaille pour notre famille, et j’ai l’impression qu’aux yeux de beaucoup de gens (souvent proches), moi je ne fais rien. Lui se lève, travaille en 3*8, a un métier pas toujours facile, a un rythme qui le rend fatigué en permanence. Il nous emmène aussi faire les courses, voir la pédiatre quand c’est nécessaire, nous fait balader (et oui, à quasiment trente ans je n’ai pas mon permis!)…Il a donc besoin de se reposer, souvent, donc c’est Maman qui s’occupe de Lilas qui ne comprend pas toujours que Papa ne soit pas là.

Sauf que moi aussi je suis épuisée, nerveusement et physiquement. Je voudrais que les gens comprennent, cessent de me regarder comme celle qui a de la chance (même si je suis bien consciente que certaines Mamans voudraient s’occuper de leur enfant et ne le peuvent pas). Je voudrais qu’ils n’aient pas comme pensée : « Toi t’es à la maison, tu bosses pas, donc t’es tranquille ». Je voudrais me sentir bien dans cette situation, et je n’y arrive pas. 

Heureusement, Lilas m’aide à sa manière, j’essaye d’être sûre de moi, pour elle. Quand elle me sourit ou se jette dans mes bras, je me dis que j’y arrive. Son Papa aussi me soutient, il trouve que je me mets trop la pression et sait ce que je fais au quotidien. C’est le plus important tu penses? Je suis d’accord, il n’empêche qu’on est toujours atteint, d’une manière ou d’une autre, par le regard des gens…

 

Et toi, tu le vis comment ton statut de Parent?

 

Nos indispensables!

Bien avant ma grossesse, j’avais réfléchi à ce dont on aurait besoin avec Monsieur Râleur pour accueillir notre Bébé. Mais quand ce petit être s’est installé dans mon ventre, c’est devenu plus concret, et plus pressant quand j’ai dû être alitée pour une menace d’accouchement prématuré!

Selon moi (et le Papa pour certaines choses dont la poussette et la coque, il a fait l’acheteur bien chiant à la boutique mais il savait ce qu’il voulait!), nos indispensables, ce sont :

  • Le Cloud Q de Cybex, une coque pour la voiture qui s’allonger quand on la clipse sur la poussette. Une sorte de 2 en 1 (mieux que le shampoing!!) bien pratique pour éviter de se trimballer une nacelle. Et top au niveau sécurité! Lilas a eu onze mois et l’utilise encore en voiture. Vraiment, on en est ravis!!

 

  • La poussette Priam de Cybex également (on n’a pas d’actions chez eux, promis :-). Elle est maniable, pratique, confortable pour Mademoiselle, on ne regrette pas notre choix! Bon, elle est un peu lourde quand je dois la monter dans les escaliers, c’est le seul hic. Et son prix aussi…Vu qu’elle est sorti début 2015 (on l’a commandée, ils ne l’avaient pas encore en magasin), elle frôle les mille euros…Mais bon, tu sais ce qu’on dit, quand on aime…

 

  • Le porte bébé Organic Ergobaby, mais acquis un peu tard malheureusement. On avait acheté une écharpe JPMBB, très bien en théorie, mais pas eu le temps de prendre de cours de portage et vraiment compliquée (ou on est des nouilles, au choix!). Quand Lilas est arrivée, elle était souvent sur nous ou avec nous dans son berceau, donc pas en portage. Elle a beaucoup réclamé les bras vers sept-huit mois et on s’est décidé pour le porte bébé. Celui-là est génial je trouve, pratique à mettre seule quand Monsieur Râleur travaille. Enfin quand on a des soucis de dos, vaut mieux éviter quand même…(me suis retrouvée bloquée quand j’ai voulu porter ma Poupée trop longtemps!)

 

  • Des langes et des bavoirs.Même si aujourd’hui ils ne nous sont plus aussi précieux, pendant des mois ils nous ont été bien utiles pour éviter de changer Lilas toute la journée!

 

  • Le Babyphone avec caméra Avent de Philips. Et là, tu dois te dire : « Mais c’est un gadget, en quoi c’est indispensable? ». Ben franchement, on peut plus s’en passer! Pas qu’on est sans cesse l’œil dessus (Maman peut-être un peu :D), mais c’est vraiment pratique. Quand Lilas a commencé à dormir dans son lit, à deux mois et demi, j’étais très stressée. Surtout avec son RGO, j’avais peur qu’elle s’étouffe…Le visiophone nous a bien aidés!! Je peux  prendre ma douche tranquille en la surveillant (au début je ne prenais ma douche que quand Papa était là), aller faire tourner une machine (elle est à l’extérieur de la maison), je sais quand elle se réveille vraiment et quand elle s’agite dans son sommeil. Au début, quand des amis en ont acheté un, je pensais moi aussi que c’était futile. Mais quand on a acquis le notre, j’ai tout de suite vu son utilité. Bref, tu as sûrement remarqué, je suis conquise!

 

  • Les deux tapis Ikea, en guise de tapis d’éveil. Déjà avant que je tombe enceinte, j’étais sûre de ne pas vouloir de tapis d’éveil classiques, très jolis, mais rapidement trop petits. Bébé finit par rouler sur le sol et c’est pas toujours très agréable (je compare avec les grands tapis de crèche où j’ai pu travailler, alors forcément…). Bref, je voulais quelque chose que mon enfant puisse utiliser tout de suite, et garder sur le long terme. J’ai donc opté pour deux tapis Ikea, plutôt faits pour la gym, mais ça convenait parfaitement. J’ai mis Lilas dès ses deux mois environ (avec un grand plaid pour qu’elle ne soit pas directement sur la matière). Elle a rapidement observé son environnement, ça avait l’air de lui plaire. Puis ses jeux, mon mobile de Gobbi (Montessori), et quand elle en a eu les capacités, elle a roulé, et s’est mise ensuite sur le ventre! On continue à s’en servir aujourd’hui, le parc les complète même si je n’aime pas l’utiliser trop souvent.

 

  • Le lit parapluie (le notre est un Joie, choisi un peu au hasard). Très pratique quand on va dans ma famille (bon on a pu y aller qu’une seule fois pour l’instant), ou en week-end chez les amis/la belle-famille.

 

  • La commode/table de change Babel de Sauthon. Pour une question de sécurité, je voulais une table à langer large, avec des bords, et de la place pour ranger les différents produits pour Bébé. Et celle-ci était un bon choix!

 

  • La chancelière. La notre est une Naf Naf, imperméable à l’extérieur et polaire à l’intérieur, elle est géniale! Achetée 25€ en réduction, je ne regrette pas. Lilas est bien au chaud dedans, on peut l’ouvrir quand on rentre dans un magasin par exemple, donc plutôt pratique et confortable pour notre puce.

 

  • Le cuit-vapeur et le blender. Je savais que je n’aurais pas à investir dans un robot spécifique pour la cuisine de Bébé. J’adore la pâtisserie donc je suis un peu équipée. Mon robot pâtissier Kenwood était fourni avec un blender, parfait pour mixer fruits et légumes. Pour la cuisson, j’utilise mon cuit-vapeur, une sous-marque que j’ai depuis longtemps et qui est parfait! (Il n’aura jamais autant servi que depuis que j’ai Lilas!)

 

  • Des pots de conservation (Tigex ici), des Tupperware, tout ce qui peut contenir les purées et compotes de Lilas, sachant que je fais pour quelques semaines les purées, et pour quelques jours les compotes. Le congélateur est mon meilleur ami et me permet d’être tranquille une fois les repas faits (mais c’est un sacré boulot!). Étant à la maison, je voulais m’occuper de les réaliser, et suis plutôt fière de le faire même si ça peut paraître normal…

 

  • Trois doudous ! Oui oui, tu as bien lu, trois! J’ai compris en travaillant avec les enfants, qu’on peut vite être confronté à « la crise du doudou ». Un soir, un Papa m’appelle à la fermeture en me disant que son fils avait oublié son nounours, et qu’il en avait absolument besoin pour le soir. Heureusement, il n’était pas loin et a pu le récupérer quand je partais. Donc, tout ça pour dire qu’entre le lavage, la crèche/nounou s’il y a, les promenades et les week-ends ou Monsieur Doudou se salit, c’est bien d’en prévoir plusieurs pour être tranquille 🙂

 

Il y a toujours des choses dont on ne pourrait se passer avec un tout-petit. C’est comment de ton côté? Tu as des incontournables toi aussi?

 

Lilas et le RGO…

RGO, ou Reflux Gastro-Oesophagien, que je connaissais un peu de nom mais pas plus que ça jusqu’à ce qu’il touche notre fille.

Dès sa naissance, Lilas a eu des reflux. Je me souviens de ce soir aux soins intensifs, il était tard mais je veillais près d’elle pour la regarder dormir. Quand d’un coup du lait est sorti par son nez et par sa bouche en même temps, malgré le masque à oxygène. Tout s’est mis à sonner, je l’ai redressée et ai appelé une infirmière. J’ai flippé comme jamais. Elle est venue aspirer le lait et a replacé son masque.

Bref, sur le moment, je me suis dit que son système digestif était probablement immature à cause de la prématurité et que ça passerait. Sauf que ça n’est pas passé. A la maison, les rejets on continué de plus belle, et je voyais que ça la gênait, voire que ça lui faisait mal. On en a parlé à la pédiatre avec son Papa mais elle nous a affirmé que ça pouvait durer jusqu’à ses un an, que c’était juste dû à l’immaturité de son appareil digestif. Elle l’a mise sous Inexium et Gaviscon (ou Polysilane, elle a eu les deux de toute façon). Traitement sans succès. On a changé de lait pour une autre raison, le reflux a persisté, et quand on est allé la voir pour des soucis de diarrhées (elle ne supportait apparemment pas la caroube contenue dans l’epaississant), elle nous a dit fermement de reprendre avec le premier lait. Point barre (la pédiatre tout sourire mais qui te fait bien comprendre à la moindre question qu’elle a fait douze ans d’études et qu’elle sait ce qu’elle dit, tu vois le genre?).

Peu de temps après, on a décidé de changer de pédiatre avec Monsieur Râleur (je ne me sentais pas à l’aise avec elle et ses « méthodes de travail »). Celle qu’on a commencé à voir dans notre ville est plutôt sympa, différente. Elle nous intègre dans tout ce qu’elle fait, nous propose, mais elle ne nous fait pas sentir qu’on est de la merde donc c’est cool. On lui explique, on réfléchit ensemble. Elle nous a proposé de tester le Novalac Allernova pour voir si ce n’est pas une allergie aux PLV. Sauf qu’à peine goûté, Lilas l’a presque vomi et a pleuré pour avoir son Guigoz. 

A la visite d’après, elle l’a remise sous traitement nous a dit qu’on allait finir par trouver une solution, mais on a tourné en rond moment.

Quand Lilas avait neuf mois et demi (c’est pas très vieux!), elle nous a dit de tester le Modilac Riz. Et là, la révélation! Ca a été le jour et la nuit. Dès le premier biberon elle n’a quasiment plus de rejet. Ça arrive encore, ou des remontées, mais rien de comparable avec avant. J’avais parlé à la première pédiatre d’une éventuelle intolérance ou allergie aux PLV. Pour elle, il y aurait eu forcément d’autres symptômes. 

Heureusement, on a fini par trouver, c’est bien une intolérance aux PLV, c’est devenu clair comme de l’eau de roche quand on a vu sa réaction avec le nouveau lait. Depuis, j’ai éliminé toutes sources de PLV (c’est plus simple en faisant ses repas maison), elle a un biberon au goûter et je cherche d’autres alternatives (les recettes que j’ai trouvé ont l’air sympas, reste plus qu’à tester!). Je mettais du veau aussi dans ses plats, je vais le remplacer et ne pas intégrer le bœuf pour l’instant.

J’essaye de ne pas voir ça comme une contrainte, de me dire que c’est sûrement passager (on verra quand on réintègrera les PLV par la suite). C’est surtout pour elle que ça m’embête…Enfin, l’essentiel c’est que Lilas se sente mieux!

Le babyblues et moi…

On en entend parler, mais je crois que c’est une fois qu’on le vit qu’on se rend vraiment compte de ce que c’est.

Ma mère m’avait expliqué son babyblues à elle, ses pleurs incontrôlables malgré son bonheur, et l’incompréhension des gens. Je me suis dit que je ne jugerai pas une jeune maman qui le vivrait. Si bien que, quand une de mes amies a accouché, je l’ai réconfortée et consolée comme j’ai pu vu qu’elle ne pouvait en parler qu’à moi (le regard des autres nous empoisonne bien des fois…)

Mais quand mon tour est arrivé, j’ai touché du doigt la solitude, la vraie. J’étais épuisée nerveusement et physiquement, pleine de doutes et d’angoisses quant à mes capacités de Maman, pire, je ne voulais pas rentrer de la maternité. Ce lieu où on vous entend (pas toujours hein…), où vous n’avez qu’à passer un coup de fil à un soignant pour avoir une piste sur tel ou tel comportement de votre bébé.

C’était si difficile…Cette ambivalence entre la joie d’être enfin Maman, et la douleur de tous ces sentiments mêlés. Complexe à expliquer…Avec ma mère, je n’ai quasiment pas eu à le faire. J’ai éclaté en sanglots quand on s’est retrouvé toutes les deux. Elle a compris tout de suite. Mon père est resté discret mais a compris lui aussi. Avec Monsieur Râleur, c’était un peu plus compliqué. Il m’a aidé de son mieux à la maternité, mais le retour à la maison signifiait retour au boulot pour lui, et quand je lui ai fait part de ma souffrance, il m’a clairement dit de prendre sur moi…

Alors j’ai fait au mieux, j’essayais de comprendre Lilas, de me reposer dès que je pouvais, et le temps a fait son œuvre. Au bout d’un mois et demi environ, et après les vacances de ma mère à la maison, j’ai eu un déclic. Elle ne m’a pas jugée, elle m’a écoutée, conseillée, comprise et a pris le relais quand j’avais besoin. Elle m’a expliqué que j’étais la Maman de Lilas, sa Maman,son repère, qu’elle me faisait confiance et que je devais avoir confiance en moi aussi. Là j’ai compris. Et le babyblues s’est peu à peu dissipé.

J’en garde un mauvais souvenir, mais je me dis que ce sont les premiers pas d’une Maman perdue, et heureusement, ça va beaucoup mieux maintenant 🙂

 

Et toi, tu l’as vécu comment le babyblues?