Planche à zip et scratch (inspiration Montessori)

Je voulais acheter la boîte à fermetures Montessori, où il y a divers systèmes de fermeture (clips, zip…) pour Lilas. Mais quand j’ai vu cette planche à zip qu’on peut tres facilement réaliser à la maison, sur le blog très intéressant de Maman Végane (http://www.mamanvegane.fr/2016/04/26/fabriquer-un-panneau-à-zips/), je me suis lancée hier soir!

J’ai découpé deux morceaux de carton de la même dimension (la flemme d’en mettre plus!), les ai assemblés puis les ai recouverts de tissus (le tout a été collé avec une colle forte). J’ai ensuite collé dessus des fermetures éclairs achetées en mercerie (on les trouve aussi au marché!), et du velcro (j’ai cousu une extrémité avec l’autre pour que la partie non collee ne s’égare pas).

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Bon, j’ai pourtant bien écouté la vidéo de Maman Végane, qui dit de chasser la colle vers l’extérieur, afin de ne pas en mettre dans le mécanisme…Et évidemment, comme une nouille, j’ai mis de la colle bien au milieu! Donc surtout ne faites pas comme moi, de la colle forte sur les côtés ça suffit!

Mis à part le fait que les Zips sont un peu difficiles à ouvrir (vais huiler tout ça et tester quelques fois avant de proposer le jeu à Mini Princesse!), je suis plutôt contente du résultat!

 

 

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Pots à senteurs

Quand je travaillais en crèche, j’ai mis en place cette activité avec des enfants un peu plus grands que Lilas, mais je pense qu’on peut la proposer vers 15-16 mois.

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Ce sont des pots en verre que j’ai récupérés, étiquetés, et dans lesquels j’ai mis une compresse fermée avec un lien pour les sacs de congélation (ceux en métal et plastique qui gardent leur forme).

Dans chaque pot, une senteur différente. Ici, il y a : cannelle, curry, chocolat, herbes de Provence, vanille, café, et menthe. On peut mettre d’autres senteurs : des huiles essentielles diverses, des arômes (amande amère…), de la lavande, de l’eau de fleur d’oranger, ce qu’on veut en fait. On peut même imager ce qu’il y a dans les pots avec des petites cartes, ou à l’aide d’exemples (« tu sens le chocolat? C’est ce que tu manges dans ton yaourt. »)

Lilas n’a pas été tellement passionnée pour cette fois, elle est peut-être un peu petite, je lui re proposerai. Mais les grands avaient bien aimé! C’est intéressant à tous points de vue, les enfants développent leurs sens et leur curiosité!

Et le petit frère/la petite sœur, c’est pour quand?

Question qu’on me pose parfois, et à laquelle je n’ai pas vraiment de réponse… C’est en lisant l’article émouvant de Lexie Swing (https://lexieswing.com/2016/06/21/grande-soeur-de-reve/) que je me suis mise à réfléchir au sujet.

J’ai toujours voulu deux enfants. Monsieur Râleur, trois. Depuis l’arrivée de Lilas, je n’envisage l’avenir qu’avec elle, enfin pour l’instant. On me dit que c’est parce que c’est encore tout frais, qu’il faut se laisser du temps. Et moi, je laisse dire. Mais au fond, je ne suis pas sûre de vouloir agrandir notre famille. La grossesse et l’accouchement ont été compliqués, la fatigue si intense, que je me demande honnêtement si j’ai envie que ça recommence. C’est un peu tabou de dire ça, le jugement n’est jamais loin. Notre fille souffrira d’être une enfant unique, d’autres femmes n’ont pas la chance que j’ai de porter la vie…Pourtant, je sais que c’est une décision importante, que nous prendrons à deux, quoi que les autres en disent. Et quand aujourd’hui, j’ai vu trois frères et sœurs complices, je n’ai pas pu m’empêcher d’y penser. 

Alors bien sûr, je changerais peut-être d’avis avec le temps, quand Lilas aura trois ou quatre ans, quand l’épuisement sera devenu banal, et les souvenirs moins douloureux. En tous cas, pour l’instant, c’est à trois que je commence à trouver un semblant d’équilibre…

 

Et toi, comment tu vois l’avenir de ta famille?

Etre dans la fusion…

C’est comme ça que je nous décrirais Lilas et moi, fusionnelles.

Sa naissance précipitée, notre séparation brutale, le fait que je m’occupe exclusivement d’elle, ont sûrement renforcé le lien mère-enfant qui se crée avec le temps. Mais entre nous, c’est plus que ça. 

Depuis ses huit mois environ, Lilas a commencé à être tres proche de moi (bien qu’elle avait déjà son petit caractère qui commençait à s’affirmer!). Et les choses ne changent pas vraiment, Lilas veut être avec moi, principalement, elle réclame son Papa, mais même quand elle est avec lui, c’est Maman qu’elle veut dans les minutes qui suivent. Lilas est avec moi quand je prends ma douche, quand je vais aux toilettes, quand je mange, quand elle joue…Et même si je le voulais, je ne peux rarement faire les choses sans elle. Rapidement, elle fond en larmes et me réclame.

Comment réagir? Quoi faire quand je dois vraiment faire quelque chose sans elle? Pour l’instant, je suis à la maison, alors n’en déplaise aux proches qui veulent absolument la prendre à bras alors qu’elle ne veut pas, je la garde avec moi. C’est presque animal dans ces moments là, je ne veux pas la partager, pas la laisser. Et le reste du temps, j’essaye de répondre au maximum à ses appels, à ses besoins. J’avoue honnêtement, c’est pas toujours facile à gérer. Certaines fois, j’aimerais qu’elle soit un peu plus indépendante, ne serait-ce qu’avec son Papa. Même si ce qui m’inquiète un peu, c’est quand j’aurai un impératif et que je devrai la laisser, j’ai peur que ce soit dur, pour nous deux en fait. Il y a aussi ces moments où je voudrais (ou je devrais) penser à moi. Indispensables et bien trop rares, ils arriveront tôt ou tard. Mais c’est comme ça, je sais que c’est essentiel pour elle, alors je suis là.

Et puis, quand elle trottera fièrement, refusant bisous et câlins d’une Maman frustrée mais en même temps émue, je saurais que j’ai bien fait d’être présente quand il le fallait!

 

 

Et de ton côté, quelles relations tu as avec ton/tes enfants?

 

Aujourd’hui, j’ai craqué…

Après une énième prise de tête au sujet d’un Bébé qui ne fait que se retourner et d’une couche qui ne peut être changée. Banale comme histoire, pas de quoi se mettre dans un état lamentable comme celui dans lequel je me suis retrouvée je ne sais comment. Ou plutôt si, je sais.

Épuisée moralement, physiquement, lasse de répéter les choses à mon Bébé de quatorze mois qui est en plein apprentissage, j’ai saisi ses bras, je l’ai regardée avec de grands yeux, et je lui ai crié dessus. Elle a eu peur, je l’ai vu dans son regard, puis elle a pleuré.

Je m’en suis voulu à la seconde qui a suivi. Et à mon tour, j’ai éclaté en sanglots. Je lui ai fait un câlin, mais, me sentant dépassée et par peur de mes propres réactions (c’est dingue de dire ça quand même!), j’ai préféré la mettre dans son lit et m’isoler dans ma chambre quelques minutes.

Là, je me suis effondrée. Souvent, je pleure à cause de la fatigue, de l’énervement. Mais à ce point-là, ça faisait une éternité que ça ne m’était pas arrivé. J’ai versé toutes les larmes de mon corps, me sentant tellement coupable d’avoir effrayé ma fille, qu’elle voit sa Maman vriller comme ça.

Elle est si petite, c’est une merveilleuse petite fille, qui se construit, qui apprend, qui n’arrive pas à gérer ses émotions, à son âge c’est plus que normal. Mais moi, en tant qu’adulte, je dois savoir quoi faire d’autre que de crier sur mon enfant…

 

[j’avais enregistré le brouillon de cet article il y a dux mois, depuis il y a du bon, et du moins bon, mais je fais au mieux pour ne pas crier, pour passer le relais quand cst possible. Ca va quand même un peu mieux!]