Juste le silence…

Quand, comme hier soir, Lilas ne dort toujours pas, alors qu’il est 23h, je voudrais juste le silence.

Quand son heure de sieste est pour moi un moment de répit, ce que j’aime, c’est juste le silence.

Quand j’entends chouiner, râler, voire même simplement parler, j’avoue, et que je suis fatiguée, je voudrais juste le silence.

Quand par miracle elle dort et que je m’assois pour faire une pause, ou encore mieux, me voir un bout de replay, d’abord, ce que je m’offre, c’est un peu de silence.

Quand je la regarde dormir avant de sombrer à mon tour, je souris, me rappelant ce qu’on a traversé et à quel point je l’aime, je bénis notre chance…et ce silence!

Pas toujours facile d’être parents. On a pris un virage ces derniers jours, à coups de : « non », « je veux pas », ou « Lilas fait ». Je comprends bien que cette nouvelle phase nous bouleverse, autant Lilas que son père ou moi. Parce qu’elle est dans la contradiction permanente, dans l’opposition constante, et paradoxalement, dans cette fusion intense. C’est tellement perturbant. Je sais que c’est normal, que ça fait partie de son développement et de sa construction, qu’on doit surtout l’accompagner en restant patient, bienveillant. Pourtant, elle nous met, surtout moi, à l’épreuve et garder son sang-froid paraît vraiment difficile.

C’est sûrement Ca qu’on appelle le « terrible two »…Tu connais aussi je suppose?! Comme ça se passe chez toi?

 

 

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Ma première nuit ailleurs…

On y est. Lilas a eu deux ans le mois dernier, et ce soir, c’est la première fois que je dors « loin » d’elle (elle n’est qu’à une vingtaine de minutes!)

Quand mon amie m’a proposé de dormir chez elle ce soir, pour aller dévaliser le suédois demain, l’occasion était trop belle pour refuser. Bien sûr, ça me fait drôle, de passer le relais à son père, de ne pas savoir comment et à quelle heure elle s’endormira ce soir, de me dire qu’elle me réclamera sûrement, de ne pas être là à son réveil demain matin.

Les nombreuses questions n’effaceront pourtant pas la petite excitation que je ressens de faire un truc « comme avant ». Ca fait tellement de bien de faire une pause, pas juste le temps d’une douche, pas juste pour une heure de toboggan avec Papa. Une soirée entre filles, un repas sans être interrompue, un moment agréable rien qu’à moi.

Ce soir, je ne passerai pas mon temps à essayer de l’endormir pendant deux heures en vain. Je ne finirai pas par pleurer de fatigue et de colère. Je ne mangerai pas sur le pouce à 22h parce que Lilas m’attend pour enfin se coucher. Non. Ce soir, pour une fois, je suis égoïste.