Le sommeil de ma fille?! Euh…comment dire?

(C’est un article que j’ai commencé il y a plusieurs mois, les choses ont évolué au fil du temps)

Je voulais écrire un article sur le sommeil depuis longtemps, parce que c’est particulièrement complexe et que je ne sais plus quoi faire.

Faut être honnête, depuis la naissance de Lilas, on galère à ce niveau là. Bon, j’ai dû accoucher en urgence, nous avons été séparées tout de suite et pour plusieurs jours, c’est quand même dur pour un Bébé. Alors forcément, quand nous sommes retournées dans la maternité où j’avais accouché, après plusieurs jours dans un autre établissement, elle a eu besoin de moi, physiquement. Elle pleurait beaucoup la nuit et ne se calmait qu’à mon contact. Elle dormait sur moi entre deux biberons, nous permettant à l’une comme à l’autre de récupérer un peu.

Quand nous sommes rentrées chez nous, qui était un nouveau cocon que je n’avais encore jamais vu (Monsieur Râleur a été extraordinaire pour s’occuper de nous le trouver), c’était mitigé. Lilas dormait bien la journée, souvent dans son berceau, et un peu contre moi. Le soir et la nuit, elle pleurait beaucoup, et moi, je me sentais épuisée et désemparée…

Puis vers ses cinq mois, on a cru qu’elle faisait ses nuits. Ca a duré une semaine.

Après ça et jusqu’à maintenant, le sommeil de notre fille n’est qu’une succession de phases qui durent plus ou moins longtemps. Enfin, clairement, c’est surtout l’anarchie!

Il y a eu la période où on la berçait jusqu’à ce qu’elle s’endorme, en tentant de la poser dans son lit (combien de fois elle s’est réveillée pile à ce moment-là…nooooooon!). Celle où on la couchait dans son lit après le rituel du soir, et où son petit au revoir de la main nous faisait fondre. Celle où on se couchait sur un matelas au sol à côté d’elle, et où on quittait la chambre quand elle avait trouvé les bras de Morphée. Une variante, celle qui est toujours d’actualité, et qui consiste à la coucher, à faire semblant de dormir jusqu’à ce qu’elle dorme vraiment, en quittant la chambre sur la pointe des pieds.

Là, c’est raconté simplement. En vrai, ça l’est beaucoup moins. En vrai, je n’en peux plus. Je suis épuisée. Fatiguée de devoir parfois y passer plus de deux heures et de constater que, même crevée, à 23h30 elle ne dort toujours pas. Fatiguée de devoir passer mes soirées au lit sans pouvoir dormir, sacrifiant mes repas ou les rares moments en amoureux.

Puis il y a les « bons conseils ». Ceux de l’entourage, des médecins, de la boulangère…Bizarrement, ce que j’entendais n’était pas ce que j’avais envie de faire, pas ce que je ressentais au fond de moi. Là, commence une lutte permanente entre toi et les autres, où tu cherches à te justifier, où parfois tu cèdes et finis par les écouter, où d’autres fois tu tiens bon, mais où finalement, tu es paumé, et pas plus avancé !

A l’heure où j’écris, presque minuit, Lilas dort près de moi, paisiblement, dans notre lit. La solution que nous avons choisie depuis des mois, qui est encore plus efficace depuis notre déménagement dans la région lyonnaise en Mai dernier : le cododo. Le vrai de vrai, on reste Avec elle jusqu’à ce qu’elle s’endorme (c’est déjà 22h30 la plupart du temps parce que rien n’y fait, impossible de l’endormir avant), on quitte la chambre pour passer un peu de temps « tranquille », et on revient se coucher dans notre lit ou Mini Princesse nous attend (et prend toute la place!), plongée dans un profond sommeil.

J’ai lutté pendant des mois, écoutant tous les sons de cloches que je pouvais, désespérée. Et un jour, j’ai lâché prise. Ma fille était angoissée quand on la laissait, ou quand elle se rendait compte qu’on avait quitté sa chambre. Des crises parfois impressionnantes survenaient dans la soirée et la nuit, entretenant son angoisse, et évidemment la mienne. Alors après deux ou trois essais de « dodo dans sa chambre », Avec Monsieur Râleur, on a décidé qu’elle resterait dans la notre tant qu’elle en aurait besoin.

Je me suis simplement écoutée! C’est bête à dire, mais je suis allée chercher pendant des mois les solutions auprès des autres, alors que la solution, la notre, nous la détenions tous les trois, en famille.

Depuis, le sommeil de Lilas est bien plus serein. Elle fait des nuits complètes. On la sent apaisée, elle ne hurle plus en me cherchant le matin quand elle ne me voit pas dans le lit. Elle a confiance en nous et sait qu’on ne l’abandonnera pas.

Maintenant, je sais qu’à l’avenir j’écouterai plus souvent mon cœur de Maman!

 

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Lettres (script) rugueuses

Connues dans la pédagogie Montessori,  ces lettres, que j’ai décidé de fabriquer il y a déjà plusieurs mois, sont utilisées pour l’apprentissage de l’alphabet. A dire vrai, je ne me suis pas assez penchée sur le sujet, et je sais pas de quelle façon les utiliser, et comment nous nous en servirons. En tous cas, ces cartes m’ont plu et je les proposerai à Lilas quand elle manifestera de l’intérêt pour cet apprentissage (on a encore le temps hein! Mais elle aime déjà les manipuler)

Voici les étapes de la réalisation des cartes avec lettres rugueuses (ma façon de les faire n’est pas parfaite, elle est surtout très personnelle, des modifications peuvent évidemment y être apportées 🙂 :

– réaliser les lettres à l’envers sur du papier à poncer qui a un grain très fin (Le but n’est pas de limer les doigts du tout-petit !) (moi, un peu maso, je les ai faites à la main, alors que des patrons sont disponibles sur le Net!)

– découper les lettres

– découper des plaques de cartons, si possible de la même taille (tu remarqueras que j’ai un souci avec la notion de dimension !)

– découper des feuilles de couleurs (ou pas) de la même dimension que les plaques de cartons (on peut faire une couleur pour les consonnes, une autre pour les voyelles)

– coller les feuilles sur les cartons

– plastifier les cartes à l’aide de recouvre-livre adhésif

– coller avec de la glue chacune des lettres sur sa plaque

Et c’est fini! Bon, dit comme ça, ça a l’air super rapide, en fait c’est loooooong! Mais  quelle satisfaction quand c’est fini 🙂

Résultat :

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Et si on faisait de la peinture?

En cette fin de journée, quand les températures sont redescendues, j’ai proposé à Lilas de faire de la peinture dehors. Son support? Un grand carton rescapé de l’achat du canapé! Ses outils? Des pinceaux, des rouleaux, et surtout, son corps! Les limites, les seules d’ailleurs : rester dans le carton et ne pas mettre la peinture à la bouche (bon elle a essayé mais sans vouloir la manger, juste pour tester!)

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À 28 mois, elle adore ça! Enfin, depuis un moment déjà, même si son activité favorite depuis des semaines, ce sont les Legos Duplo (elle peut y passer des heures!)

Elle s’est éclatée pendant 45 Minutes, moi j’ai lâché prise sur le nettoyage. Une bonne douche et ma Poupée était comme neuve 🙂

 

 

Juste le silence…

Quand, comme hier soir, Lilas ne dort toujours pas, alors qu’il est 23h, je voudrais juste le silence.

Quand son heure de sieste est pour moi un moment de répit, ce que j’aime, c’est juste le silence.

Quand j’entends chouiner, râler, voire même simplement parler, j’avoue, et que je suis fatiguée, je voudrais juste le silence.

Quand par miracle elle dort et que je m’assois pour faire une pause, ou encore mieux, me voir un bout de replay, d’abord, ce que je m’offre, c’est un peu de silence.

Quand je la regarde dormir avant de sombrer à mon tour, je souris, me rappelant ce qu’on a traversé et à quel point je l’aime, je bénis notre chance…et ce silence!

Pas toujours facile d’être parents. On a pris un virage ces derniers jours, à coups de : « non », « je veux pas », ou « Lilas fait ». Je comprends bien que cette nouvelle phase nous bouleverse, autant Lilas que son père ou moi. Parce qu’elle est dans la contradiction permanente, dans l’opposition constante, et paradoxalement, dans cette fusion intense. C’est tellement perturbant. Je sais que c’est normal, que ça fait partie de son développement et de sa construction, qu’on doit surtout l’accompagner en restant patient, bienveillant. Pourtant, elle nous met, surtout moi, à l’épreuve et garder son sang-froid paraît vraiment difficile.

C’est sûrement Ca qu’on appelle le « terrible two »…Tu connais aussi je suppose?! Comme ça se passe chez toi?

 

 

Ma première nuit ailleurs…

On y est. Lilas a eu deux ans le mois dernier, et ce soir, c’est la première fois que je dors « loin » d’elle (elle n’est qu’à une vingtaine de minutes!)

Quand mon amie m’a proposé de dormir chez elle ce soir, pour aller dévaliser le suédois demain, l’occasion était trop belle pour refuser. Bien sûr, ça me fait drôle, de passer le relais à son père, de ne pas savoir comment et à quelle heure elle s’endormira ce soir, de me dire qu’elle me réclamera sûrement, de ne pas être là à son réveil demain matin.

Les nombreuses questions n’effaceront pourtant pas la petite excitation que je ressens de faire un truc « comme avant ». Ca fait tellement de bien de faire une pause, pas juste le temps d’une douche, pas juste pour une heure de toboggan avec Papa. Une soirée entre filles, un repas sans être interrompue, un moment agréable rien qu’à moi.

Ce soir, je ne passerai pas mon temps à essayer de l’endormir pendant deux heures en vain. Je ne finirai pas par pleurer de fatigue et de colère. Je ne mangerai pas sur le pouce à 22h parce que Lilas m’attend pour enfin se coucher. Non. Ce soir, pour une fois, je suis égoïste.

Ma césarienne…

Chaque mère vit son accouchement à sa manière, quelque soit la façon dont s’est déroulé ce dernier.

C’est en lisant l’article de Rosa que j’ai eu envie/besoin de revenir sur mon accouchement à moi, et plus précisément sur la césarienne.

Quand mon gyneco m’a annoncé le mercredi à 17h30 que mon Bébé était en danger dans mon ventre, et qu’on allait la faire naître par césarienne le lendemain matin, je suis restée sans voix. J’ai pris un deuxième coup de massue sur la tête, après  l’hospitalisation un mois et demi avant.

C’est à 9h20 précises que le brancardier est venu me chercher dans ma chambre pour me descendre au bloc. Je me souviens très bien de ce moment. Monsieur Râleur était sur la route, il avait fini de travailler tard dans la nuit et devait arriver pour 9h30. Je l’ai appelé pour lui dire que c’etait le moment, mais il était coincé dans les bouchons. J’ai pas pu le voir avant l’opération…C’était dur pour tous les deux, j’avais tellement besoin de soutien, d’un petit mot réconfortant, ça m’a manqué…Mon gynéco est allé le voir dans le hall quand il est arrivé. Il m’a dit : « votre mari fait les cent pas dans le couloir! », ça m’a étonnée, il est toujours si calme…En même temps, ce n’était pas n’importe quel jour : notre fille allait naître…

Pendant ce temps, sur la table, les infirmières et l’anesthésiste m’ont posé la péridurale, puis elles ont rempli mon dossier et m’ont préparée. L’une d’elles a été surprise quand j’ai dit qu’on n’avait pas encore trouvé de prénom alors qu’elle voulait préparer le bracelet de naissance! Elle a aussi dit quelque chose qui m’a marquée : « Si vous voulez dire au revoir à votre ventre, c’est le moment. » Ce ventre plein de Bétadine, prêt à etre ouvert, qui bougeait encore! Mon Bébé, qui n’avait que quelques centimètres de liquide amniotique dans lequel baigner, s’y plaisait apparemment.

C’est le gynéco qui m’a suivie toute la grossesse, lui qui a su nous écouter, trouver les mots et nous aider, c’est lui qui m’a opérée. J’avais entièrement confiance en lui, je savais ses compétences, mais malgré tout, j’ai pleuré. Des larmes de stress, et par moment de douleur parce que je sentais l’intervention. L’anesthésiste m’a répondu de ne pas y penser, pour ne pas fantasmer la douleur…Mais merde, j’avais mal moi! Alors j’ai serré les dents, et un long moment après, ma fille était là…

A 10h24, elle voyait le jour. Je me rappelle son petit visage et ses yeux…Ca a duré à peine quelques secondes, et elle a été emmenée. L’inquiétude s’est accentuée, les pleurs aussi. C’était le début de longs jours d’angoisse, d’attente, et quelques pépites de bonheur que je ne pourrai jamais oublier…

Avec le recul, je n’ai pas tellement changé d’avis. J’ai mal vécu mon accouchement. C’est comme si on m’avait pris ma fin de grossesse, et ce moment, normalement unique, m’a laissé un goût amer. Deux ans après, ma cicatrice, boursoufflée et douloureuse, me rappelle chaque jour que j’ai donné la vie.